« Tous les arts sont comme des miroirs où l’homme connaît ou reconnaît quelque chose de lui-même qu’il ignorait. »

– Émile-Auguste Chartier – dit Alain (1868-1951)


L’Altes Muséum à Berlin et la Glyptothèque de Munich seront les premiers véritables musées spécifiques


Auguste Perret (1874-1954) et Le Corbusier (1887-1965) créeront respectivement un musée moderne, séparant les lieux d’exposition pour les visiteurs et ceux pour les spécialistes, et un musée-promenade, destiné à être parcouru du centre vers l’extérieur en empruntant une rampe


l’architecte et designer italien Carlo Scarpa (1906-1978) contribuera fortement à la réflexion relative à l’importance de la lumière sur la matière, notamment à l’occasion de sa conception majeure, le Castelvecchio de VÉRONE


La seconde moitié du siècle verra encore la réalisation et la projection de nouveaux types d’espaces d’exposition, tels la Galerie nationale de Berlin créée par Ludwig Mies van der Rohe (1886-1969)


et le Centre Pompidou de Renzo Piano (1937) et Richard Rogers (1933)


L’importance du musée-conteneur est rehaussée par le détournement de lieux historiques et de bâtiments liés à la mémoire sociale et industrielle, telle l’ancienne piscine de Roubaix, rendue musée par l’architecte Jean-Paul Philippon (1945), déjà auteur du projet de reconversion de la gare d’Orsay


l’enjeu urbanistique soutenu par ce type de programme a été réitéré par Frank Gehry, avec le projet relatif au Guggenheim de BILBAO


La volonté de rendre l’art accessible se traduit encore par l’organisation de manifestations internationales – Biennale de Venise


Documenta de Cassel


La technologie d’avant-garde a permis au groupe d’artistes japonais Dumb Type de réaliser des installations dans lesquelles le spectateur est totalement privé de toute possibilité d’orientation, de toute reconnaissance des conditions et référents extérieurs, au moyen d’effets techniques, sonores et optiques


Depuis la Révolution française, la reconnaissance d’un objet en tant qu’œuvre d’art dépend essentiellement de sa présence au musée, où il est répertorié en fonction de son époque, de son origine, de son style et y est exposé en fonction de l’espace disponible. Au début du XIXᵉ siècle, ce modèle organisationnel sera qualifié de « rassemblement universel des productions de tout genre », par l’architecte, philosophe et critique d’art Antoine Chrysostome Quatremère, dit Quatremère de Quincy (1755-1849)


Ils concerneront encore divers domaines spécifiques, telle l’anthropologie au Musée de l’homme


Le ready-made a, de ce fait, hérité de la qualité de figure représentative. Sa présence dans les espaces scénographiques actuels lui confère une dimension radicale ; sa signification y émerge suivant un processus d’élaboration de l’expérience par la mémoire, conjoint à l’articulation entre la personne elle-même, l’œuvre et le lieu. La forme de communication ainsi instaurée laisse percevoir de manière critique une œuvre patrimoniale par la présentation de son empreinte temporelle, autorisant la transmission de son histoire


Lire V. Perception et effets délétères

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