• C’est l’histoire, pas le vécu, qui fonde la réalité de l’art actuel : être créateur, c’est innover, se mesurer à l’histoire dont l’interprétation passe par le langage, lequel devient ainsi le lieu propre de la création.

• Dé-subjectiviser la production artistique, c’est proposer l’art en tant qu’art, l’art radical, conforme à son essence historique.

• Le modernisme est l’âge de la raison, et donc de l’éthique : penser l’histoire comme un tout, développer à partir d’elle une pensée cohérente et conséquente. C’est dans ce contexte que peut intervenir le concept de responsabilité esthétique.

L’art est un exercice d’autonomie, mais les œuvres ne sont pas autonomes ; elles s’articulent à l’histoire. Cette dualité est à l’origine des aspects les plus subversifs de l’art radical.